BILLET D’HUMEUR

Alain, le 23/11/2019

Non les abeilles ne sont pas responsables
de l’extinction de la biodiversité dans les villes

LA DISPARITION DES ABEILLES
ENCORE UNE PREDICTION BIDON DES MAYAS

OU UN DÉGÂT COLLATÉRAL DU NEOLIBERALISME ?

 

Une abeille témoigne (sous chimiothérapie)

Dehors, c’est devenu hostile… Là, devant l’entrée, des frelons asiatiques nous attendent en vol stationnaire pour nous tailler en pièces ! Alors, nous sortons groupées pour que quelques unes aient une chance de passer… Après, il faut trouver des fleurs, mais vu que les exploiteurs agricoles leur préfèrent le pognon, il y en a de moins en moins… Et sur place, nous avons la peur au ventre : chaque fleur peut être piégée par de l’insecticide qui nous bousille les neurones. Alzheimer à côté, c’est de la petite bière.
Comment voulez-vous que les copines retrouvent le bercail après ça ?
Nos beaux mâles, avec toute cette chimie dans les boyaux, ils sont moins motivés pour les galipettes, si vous voyez ce que je veux dire… Et nos chères petites, elles ont beaucoup moins la niaque… Elles sont même de plus en plus ralenties du bulbe… Nous ne sommes pas équipées pour résister à cette diablerie… Si vous recherchez des armes de destruction massive, elles sont ici, bombardées silencieusement dans les champs…

J’oubliais les varroas, un cadeau de nos cousines d’Asie : ces buveu’dsang, cramponnés sur notre dos jour et nuit, nous refilent tous les microbes qui traînent… Nous, on a pas encore la technologie pour les vaccins… Si vous ajoutez le climat qui se détraque et rend le butinage encore plus dingue, vous pigerez pourquoi il y en a beaucoup parmi nous qui sont au bord de la crise de nerfs et que ça devient de plus en plus coton de faire tourner la boutique…

A ce rythme, on risque de finir dans un musée des espèces éteintes. Remarquez, une abeille punaisée c’est moins encombrant qu’une baleine empaillée… (il y a quand même un côté positif dans cette affaire) et même si on ajoute les milliers d’espèces pollinisatrices qui sont dans la mouise autant que nous, ça ne remplira jamais une vitrine…
Pour l’heure, le projet qu’on nous propose, c’est au mieux, de finir dans des réserves sur l’île d’Ouessant. On a entendu parler des lions dans les parcs en Afrique. Ils seraient devenus consanguins et moutonniers… C’est pas folichon, je vous le cache pas.
Alors, en assemblée générale, on cogite en urgence à une refonte de notre image : le rôle gentil qui pollinise gratuitement vos cultures et qui meurt en silence, genre martyr bucolique, c’est fini. On vise quelque chose de plus féroce encore que nos sœurs africaines qui pourchassent les curieux sur deux kilomètres… Pour cela, nous étudions toute proposition de croisement. On a déjà des contacts prometteurs avec des scorpions qui, en plus, résistent bien à la radioactivité, faut savoir anticiper…
Je dois vous laisser, j’entends notre reine qui nous refait une crise d’angoisse…

 

Un céréalier témoigne (sous x)

Nous autres céréaliers, on est comme qui dirait le fleuron de l’agriculture française… Exportation, spéculation, crise alimentaire… ça gagne bien… sans parler des aides PAC… Ben quoi ? il n’y a pas de honte à aimer les profits !
Bon, les nouveaux produits phyto, les néonicotinoïdes neurotoxiques là, c’est pas mal : plus besoin de faire des pulvérisations spectaculaires qui font peur à tout le monde. Tout il est sur la graine, c’est plus discret, vous comprenez. C’est mieux rapport à l’image de la profession. Tenez les arboriculteurs fruitiers, ils sont mal barrés eux avec leurs quarante passages, d’atomiseur par an… Question image, ils sont morts. Aujourd’hui, les jeunes ils veulent plus y aller, à cause de tous ces cancers quoi…. Et ces histoires de bébés avec microzizis, ça fout les jetons. Nous autres les anciens, on préfère pas trop en savoir…. Mon cousin, était obligé, ordre du préfet, de passer du neurotoxique sur ses moutons, à cause d’une maladie transmise par des mouches qui piquent….. il est pas bien le cousin, je devrais lui faire signer le compromis de vente de ses terres.
Nos Ministres successifs, c’est grâce à eux si on les a toujours ces produits. Ce sont des malins ces gars ; ils nous donnent une autorisation provisoire d’un an qu’ils renouvellent tous les ans… et avec les experts indépendants dans la poche, c’est du gâteau. Comme ça, pas de dossier compliqué à fournir, vous comprenez. Pour enfumer ces fumiers d’écolos, ils racontent même que les abeilles vont pas sur le maïs… fallait oser. De toutes façons, le temps que les procès aillent au bout, le maïs a été mangé depuis longtemps. On va quand même pas tout chambarder à cause d’une poignée d’éleveurs de mouches. Combien qu’ils pèsent ces petits joueurs ? Un milliard d’euros de chiffre d’affaire à peine. Moi, avec mes collègues nous représentons bien plus qu’eux, sans pleurnicher et sans emmerder le monde.

QUOI la biodiversité ? Nous autres, on en a pas besoin pour cultiver nos céréales, et si il y a moins de bestioles qui volent, les pare-brises restent propres plus longtemps, faut voir le côté positif de l’histoire. Vous voulez que je vous dise : ils ont qu’à se décarcasser pour trouver des abeilles résistantes, genre OGM… ça leur ferait pas mal à ces fumistes de découvrir le progrès…

 

Un plant de maïs F1 témoigne (sous brevet suisse)

Je tiens à préciser d’abord que je n’ai rien à voir avec ces OGM dégénérés, tout comme mes millions de jumeaux autour de moi dans ces champs. Je suis un pur hybride de première génération, je vous le jure. J’ai seulement été enrobé sur la graine avec du Cruiser, un savant dosage de deux fongicides et d’un insecticide neurotoxique. Là, on entre dans une nouvelle ère par que l’insecticide est 5400 fois plus mortel que notre bon vieux DDT, autant vous dire qu’ils font moins les malins tous ces parasites qui vivent sur mon dos !
Quand je germe, mes racines aspirent ce délicieux cocktail qui circule ensuite dans mes vaisseaux et diffuse lentement dans mes feuilles, mes fleurs et mes graines…. Je n’entends même plus les mouches voler… Je vois enfin l’avenir radieux me sourire… Voyez ces gouttes transpirées par mes feuilles la nuit, ceux qui s’amusent à les boire au petit matin tombent raides comme des mouches… Et toutes ces abeilles qui volent mon pollen, elles ne passeront pas l’hiver, ça ne fait pas un pli… J’attendais ça avec impatience, parce que les labos m’ont tellement poussé au rendement que, je dois vous l’avouer, je suis devenu une magnifique chimère : sans bouclier chimique, pour moi ça tourne vite au carnage…
Beaucoup m’ont imité : la betterave sucrière, le thé, la pomme, la tomate, l’olive, le raisin, la pomme de terre, l’abricot…. La liste est longue, jusqu’au Douglas en montagne : quelques granulés dans le trou de plantation et ça sent le sapin, pour le charançon suceur de sève… Tant pis pour les eaux de ruissellement, le risque zéro n’existe pas…. Mais vous connaissez cette chanson…
Je regrette seulement que les doses n’augmentent pas assez vite quand ces prolifiques ravageurs deviennent résistants. Cela arrive plus vite que vous le croyez. J’ai bien demandé au fabricant d’en mettre encore plus, mais Syngenta Agro a répondu que… hum, comment dire …. Cela deviendrait trop voyant… A défaut, ils m’ont promis de disposer à tout moment de produits de substitution aussi juteux pour le cas où celui-ci deviendrait inefficace ou, cas purement théorique, serait interdit… C’est rassurant de savoir que la grande famille de l’agrochimie ne vous laissera pas tomber, non ?

 

Un frelon asiatique témoigne (sous régime social des indépendants)

Vu que nous sommes immigrés de fraîche date, nous savons que nous n’avons guère voix au chapitre, mais quand même, il n’est pas question que nous portions le chapeau de cette hécatombe des abeilles.
Nous tenons seulement à faire remarquer que pour développer notre start-up nous avons des difficultés pour nous approvisionner en nourriture de qualité. En effet, pour faire face à notre expansion rapide, nous avons beaucoup investi et avons ainsi de nombreuses bouches à nourrir. Nous avons même déjà créé des dizaines d’emplois de chasseurs de nids à frelons… C’est le côté positif de notre entreprise… Mais vu l’état misérable des colonies d’abeilles, notre meilleure ressource en viande fraîche, nous ne faisons pas bombance : les abeilles sont peu nombreuses et intoxiquées.. Avec en moyenne un tiers de pertes annuelles dans les ruchers, il nous sera difficile de respecter le business plan. Notre préférée c’est l’abeille noire, la sauvage si goûteuse de chez vous.
Nous pensions naîvement en arrivant en Europe, que l’écologie n’était pas qu’une mascarade. Vous n’êtes pas très regardant sur les résidus dans votre nourriture avec vos lois laxistes surtout quant aux enfants et fœtus. Avec toute cette chimie que nous ingérons au passage, nous ne voudrions quand même pas en arriver au même stade que vous où plus aucun ovaire ni testicule d’humain n’est indemne de contamination… Vous ne craignez pas trop pour votre reproduction ? C’est sidérant autant d’inconséquence…
Il ne nous reste plus qu’à espérer que des nuages de criquets pèlerins débarquent par ici… avec le réchauffement climatique qui s’accélère, ça ne devrait plus tarder. Là, au moins, nous aurons de la protéine bio en quantité… En attendant, nous prenons des parts de marchés aux autres insectes carnivores, et qu’est-ce qu’ils dégustent. C’est notre côté darwinien… Nous envisageons même une entrée en bourse (style FDJ) prochainement. Etes-vous intéressés par quelques actions ?

 

Conclusion (sous réserve)

La situation est grave et quasi désespérée : il y a moitié moins d’animaux sauvages sur Terre qu’il y a quarante ans… et tout le reste est à l’avenant…Devant l’autisme coupable des autorités, il est urgent de cesser de se faire mener en bateau, de sortir de notre torpeur, de reprendre notre destin collectif en main, de remettre tout à plat, de sauver ce qu’il reste de la nature et nous avec et… attendez… j’ai un appel… oui… oui, Monsieur le conseiller du Ministre…. Tout à fait…. La subvention pour les ruches ?? et pour les ruchers ?…
Que j’arrête de déconner ?…. Oui… j’ai bien compris… au revoir…
Bon, reprenons… Hum… Hum… Il semblerait bien que tout ceci ne soit qu’un vaste canular organisé par les abeilles elles-mêmes pour faire le BUZZ…..
Elles ont bien tort car quand elles seront vraiment en difficulté personne ne voudra les prendre au sérieux…
Toute autre explication proposée par des apiculteurs masochistes ne serait que pure science-fiction …
ENFIN, vous trouverez en abondance en grandes surfaces du très bon miel chinois à prix sacrifié. Alors, de quoi vous plaignez-vous……… !!!!!!……

Bien étiqueter son miel

Informations réglementaires et administratives.

Les règles d’étiquetage et de présentation sont celles applicables aux denrées alimentaires et celles concernant les denrées préemballées prévues par le règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires ainsi que celles prévues par le décret « miel ».

La suite de l’article par ici…

DGCCRF / Contrôle de la qualité des miels commercialisés en France

Autorité de protection des consommateurs, la DGCCRF mène des enquêtes régulières pour contrôler la qualité des miels commercialisés en France. Il s’agit, d’une part, de protéger les consommateurs français qui apprécient particulièrement ce produit et, d’autre part, de protéger les apiculteurs français contre des pratiques déloyales susceptibles de mettre en danger leur activité. Au cours de cette enquête débutée fin 2017, les agents de la DGCCRF ont recherché les pratiques frauduleuses dans le secteur du miel mais également de gelée royale et de sirop d’érable ou d’agave. Plus de 300 professionnels ont été contrôlés. La première cause de non-conformité concerne des défauts d’étiquetage souvent combinés à d’autres manquements tels que des défauts de composition, des défauts de qualité et des adultérations.

Les Français consomment environ 40 000 tonnes de miel par an. La production nationale qui varie selon les années entre 20 000 et 30 000 tonnes ne permet ainsi pas de couvrir la demande et des quantités importantes de miels sont importées, notamment d’Espagne et d’Ukraine. La commercialisation des miels produits par des apiculteurs disposant de moins d’une centaine de ruche se fait généralement en circuit court, notamment sur les marchés en plein air. Les exploitations de grande taille (plus de 400 ruches) vendent elle plus généralement leur production à des conditionneurs en vue d’une commercialisation en supermarchés. Les conditionneurs sont relativement peu nombreux : une douzaine d’opérateurs représente 95 % des tonnages.

La production nationale de gelée royale est très faible (environ 2 tonnes) par rapport à la demande (170 tonnes). Le volume des importations ne cesse d’augmenter : + 35 % entre 2010 et 2014. Ces produits arrivent généralement congelés en provenance d’Asie. La plupart des sirops d’agave et d’érable sont importés : les premiers viennent du Mexique et d’Afrique du Sud, les seconds d’Amérique du Nord.

La faiblesse de la production française de miel et le maintien d’une demande intérieure forte, en particulier d’un miel d’origine France ‒ voire locale ‒, sont susceptibles de conduire à des pratiques frauduleuses individuelles ou organisées.

L’enquête de la DGCCRF a visé à rechercher le non-respect des caractéristiques de composition, les infractions aux règles d’étiquetage mais également de tromperies sur les caractéristiques du produit et l’adultération des miels par des sucres exogènes ou par des dilutions. Le Service national des enquêtes (SNE) de la DGCCRF a contrôlé l’amont de la filière miel ainsi que la gelée royale, le sirop d’érable et le sirop d’agave, en s’appuyant notamment sur des données douanières. Les directions départementales ont effectués des contrôles ciblés sur la base des informations transmises par le SNE ainsi que des contrôles à la distribution.

Les enquêteurs se sont appuyés sur l’expertise des laboratoires du SCL, laboratoires communs à la DGCCRF et aux douanes, qui peuvent mettre en évidence par des analyses physico-chimiques l’ajout de sucres exogènes pour rechercher d’éventuelles adultérations mais également identifier des tromperies sur les caractéristiques du produit (analyse polliniques pour vérifier l’origine ou organoleptique pour garantir l’origine florale).

317 établissements, de la production à la distribution, ont fait l’objet de contrôles dont notamment 123 apiculteurs, 116 commerces, 24 transformateurs et 19 sites internet ou de vente à distance. 262 échantillons de produits prélevés par les enquêteurs au cours des contrôles ont été analysés en laboratoire.

43 % des miels analysés en laboratoire sont « non conformes » et 2 % « à surveiller »
• La plupart des non-conformités sont issues de problèmes d’étiquetage : absence de mention du pays d’origine, présence de mentions abusives (« 100 % naturel / toutes fleurs »), dénomination incorrecte (p. ex. « Miel liquide » alors qu’il est cristallisé).
• D’autres manquements accompagnent souvent ces non-conformités : adultération avec des sucres exogènes, origine France incompatible avec les pollens analysés.
• Le dosage d’hydroxyméthylfurfural[1] (HMF) traduisait dans un échantillon le chauffage du miel pour le rendre plus crémeux.

Plusieurs cas de miels importés et revendus au consommateur final dans des pots mentionnant une origine française ont été relevés
• Une procédure contentieuse a été engagée à la suite de la découverte d’une francisation de plusieurs centaines, voire milliers de tonnes de miels espagnols et chinois. Cette tromperie en bande organisée s’appuyait sur des intermédiaires actifs en France et en Espagne. En bout de chaîne, le miel était revendus au consommateur en pot mentionnant une origine française, avec parfois même des mentions à consonance locale.
• Sur un marché de plein air, un faux producteur a reconnu avoir acheté en Italie les miels qu’ils vendaient sous les étiquetages « mis en pot par l’apiculteur » et « producteur miel de France ».
• Des miels achetés en Belgique étaient vendus avec la mention « récolté et mis en pot en France ». Cette entreprise, qui se présente sous une marque locale, commercialisait 6 tonnes de miel alors qu’elle n’en produit que 600 kg.
• Un apiculteur-récoltant proposait sur son stand des préemballages de gelée royale sous une présentation de nature à induire en erreur sur l’origine et les qualités substantielles de la denrée, qui était importée et décongelée. Les mentions d’étiquetage obligatoire faisaient défaut.

Des procédures contentieuses ont été ouvertes en raison d’adultérations ou de tromperies
• Une analyse en laboratoire a mis en évidence que du miel de thym biologique sous indication géographique protégée (IGP) « Miel de Provence » était adultéré à 14 %, d’origine Espagne et non de France, et dépourvu des caractéristiques de l’origine florale annoncée. Un miel d’acacia vendu par le même apiculteur présentait lui aussi une teneur excessive en HMF.
• Un procès-verbal de tromperie sanctionnera un apiculteur ayant effectué des achats très importants de glucose en vue de pratiques d’adultération.

41 injonctions ont été prises contre des apiculteurs et des opérateurs
Ces professionnels devront selon le cas mettre en place un système de traçabilité à toutes les étapes, nettoyer et désinfecter leurs locaux, compléter leur étiquetage (date de durabilité minimale [DDM], quantité nette), supprimer les mentions abusives telles que « Ce miel ne contient ni colorant ni conservateur », les allégations nutritionnelles ou de santé non autorisées (p. ex. « préconisé pour combattre la toux » pour du miel ou « particulièrement bénéfique pour renforcer les défenses de l’organisme » pour de la gelée royale) et les clauses abusives ou illicites dans les conditions générales de vente des sites internet.

108 avertissements ont relevé essentiellement des défauts d’étiquetage et des présentations prêtant à confusion
• Les défauts d’étiquetage regroupent notamment l’absence de numéro de lot, de quantité nette, de DDM, les allégations thérapeutiques ou de santé fantaisistes (alors qu’aucune n’est autorisée sur les produits de l’apiculture), le défaut d’indication du pays de récolte.
• Parmi les présentations constitutives d’anomalies, les enquêteurs ont relevé la mise en relief de termes (Corse, Provence, etc.) protégés par des appellations d’origine protégée (AOP) alors que les miels en question ne pouvaient en bénéficier, ou encore la présence d’un drapeau tricolore pour miel venant de l’étranger.

La DGCCRF maintient depuis plusieurs années une vigilance forte sur le marché du miel et des produits de la ruche. Cette vigilance est indispensable pour garantir aux consommateurs la qualité des produits qu’ils achètent et pour protéger les apiculteurs d’une concurrence déloyale, d’autant plus dans un contexte de mortalité importante des abeilles.

Cette enquête réalisée au cours des deux dernières années a permis de mettre en évidence un taux d’anomalie globalement limité (32% mais avec essentiellement des manquements d’étiquetage) au regard de l’effort de ciblage qui avait été réalisé pour contrôler en priorité les opérateurs à risque. Pour autant, des fraudes importantes ont été mise en évidence, notamment par des professionnels peu scrupuleux se faisant passer pour des apiculteurs ou commercialisant sous couvert d’une origine locale des produits importés. Ces pratiques sont particulièrement dommageables pour les apiculteurs qui, dans une grande majorité, vendent leur propre production en circuits courts. Les produits vendus par la grande distribution sont globalement bien surveillés par les grossistes qui effectuent des analyses pour s’assurer de la qualité des produits. Toutefois, étant donné les volumes concernés, des pratiques trompeuses auront un impact plus important.

La DGCCRF va poursuivre une surveillance renforcée du secteur pour garantir un fonctionnement loyal du marché. Dans le même temps, un décret renforcera en 2020 l’information du consommateur pour lui permettre de faire des achats en toute connaissance de cause.

Ruche bourdonneuse

On peut voir plusieurs œufs par cellule. Des œufs non fécondés pondus par les ouvrières.
Cette ruche sans reine est condamnée à mourir…